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 Le Parc

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Swann Milénium
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MessageSujet: Re: Le Parc   Mer 24 Juil - 2:46

Il fait chaud. Trop chaud. Je me concentre sur cette information afin qu'elle emplisse seule mon cerveau. Ne pas penser à autre chose qu'à la chaleur. Je recouvre progressivement mon calme. Il faut dire que ces temps si c'est de plus en plus souvent la tempête dans ma tête. Quand je suis dans le parc, seule, c'est différent. Je suis libre. Je peux courir, crier sans que personne ne me dise si oui ou non, j'ai le droit. Je sais que tant que je suis seul et à l'air libre, je ne suis pas un danger. Quitte à louper l'heure du déjeuner, j'ai besoin de ce moment de liberté avant de retourner en cours. À ce moment, je me vois mal retourner en cours, coincée en quatre murs. Il faut que j'évacue le stress, la colère, le désir, la peur toutes sortes d'émotions étranges qui me passent par ma tête sans que je les y autorise. Je passe de plus en plus de temps dans le parc. J'en connais chaque recoin, chaque arbre. Je jette un regard vers la forêt interdite. Elle est là, elle semble m'appeler, n'attendre plus que moi. J'ai envie de courir, de la rejoindre mais je me retiens. Pas maintenant. C'est trop tôt.
Mes mains continuent d'arracher nerveusement l'herbe. Avec moi, ça devient une habitude. Le vent tourne et une odeur familière arrive à mes narines. Une odeur douce, agréable qui me rappelle de bons souvenirs. Un calme éphémère m'envahit, qui disparaît bien vite, au moment où je croise son regard. Elle, la jolie jeune fille, la seule qui voulait bien jouer avec moi. La seule présence féminine à laquelle j'avais pu me raccrocher à la mort de ma mère. Une terreur que j'ai bien de la peine à dissimuler monte en moi. Elle aussi me reconnait. Oui, c'est bien moi la petite dernière des Milénium. Mais je ne réponds pas. Pas parce que je ne veux pas, mais ma voix mal assurée pourrait me trahir. Seul un grognement plus proche du loup que de l'Homme passe le bord de mes lèvres. J'ai envie qu'elle parte. Qu'elle me laisse seule. Pas que je ne veux pas la voir, mais j'ai trop peur de mes réactions. Et la phrase de Jonathan résonne encore en moi "personne ne doit savoir". J'évite volontairement son regard. Il fait chaud. Trop chaud. Vider mon esprit...


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Cathy Green
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MessageSujet: Re: Le Parc   Mer 24 Juil - 6:50

La petite tourna la tête vers Cathy, lui lançant un regard difficile à déchiffrer pour la Green. Mais son silence et son grognement pratiquement imperceptible, elle les comprenaient parfaitement. Quelque chose la troublait, une chose intime et secrète, une chose dont elle ne souhaitait pas parler. La blonde s'était parfois sentie de la même façon les premiers temps après sa découverte de son don de métamorphomage. Au début, ayant du mal à se contrôler, elle avait plusieurs fois terrorisé des camarades de classe moldus. L'arithmancienne savait comment on pouvait se sentir quand on se trouvait différent de la normale. Elle savait que la famille Milénium avait eu des problèmes, des problèmes auxquels elle pouvait compatir, avec l'enfance qu'elle avait eue. Posant doucement sa tête contre le tronc de l'arbre, la métamorphomage balaya le ciel des yeux. Libre de nuages, c'était une simple étendue de bleu dans laquelle on pouvait facilement se perdre. D'un seul coup elle tourna la tête vers la Milénium et lui demanda, sans même réfléchir :

« Tu te souviens, quand on jouait aux barbies ? »

Ces poupées moldues n'avaient jamais vraiment plu à Cathy, bien que son père ait été persuadé du contraire et lui en ait acheté une montagne. Brusquement une idée lui vint et un sourire mesquin se dessina sur son visage. Lentement, ses traits fins se déformèrent, prenant une apparence plus superficielle et parfaitement symétrique. Sa peau devint plastique, ces lèvres toutes roses et pulpeuses, son regard émeraude vira au bleu, et ses cheveux se teintèrent d'une blondeur peu naturelle. Tout son corps se déforma, des rondeurs et un tour de taille impossible apparurent. Cathy éclata de rire, bougeant ses bras dans tous les sens comme une poupée mécanique, attendant une réaction de la part de la Milénium.


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Swann Milénium
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MessageSujet: Re: Le Parc   Mer 24 Juil - 9:37

Alors que j'entre dans une boucle infernale de colère motorisée par la terreur, elle, reste là. Sans comprendre mon désir d'être seule. Je plonge ma tête dans mes mains et respire profondément. Je me concentre sur les odeurs qui m'entourent. Les pins, l'herbe, l'humidité de la veille, l'odeur de la peur d'une souris coursée par un chat... Tant de fumés qui se mélangent dans la tête, que j'arrive à séparer, à nommer. J'ai soudain la tête qui tourne. Mais je ne m'arrête pas pour autant. J'ai besoin d'occuper mon esprit. L'odeur de Cathy est aussi bien présente. À la fois douce, agréable et rassurante, je m'y raccroche bien malgré moi comme à une bouée. C'est sans doute l'habitude qui me fait agir ainsi. Je me souviens des heures à jouer avec ses poupées aux formes surnaturelles. À les habiller, les déshabiller, les rhabiller... À leur inventer des aventures pour finir par leur arracher la tête parce qu'elles étaient trop parfaites.
Autour de moi, l'herbe est en voie de disparition. Comme j'ai besoin de m'occuper les mains, j'attrape une feuille tombée trop vite et la mets en pièces doucement. Un fumé presque imperceptible de sève émane de la feuille. J'ai l'impression que plus la plaine lune approche, plus mon nez s'affûte. C'est à la fois excitant et terrorisant.
Cathy finit par rompre le silence plus que gênant. Bien sûr que je me souviens des barbies. Comment l'oublier. Je risque un regard vers elle et pousse un cri de terreur. Sous mes yeux, la blonde prend littéralement la forme de l'une de ces poupées aux formes peu réalistes. Je détourne les yeux, les frotte énergiquement et lui lance un autre regard. Une métamorphomage ! Voilà ce qu'elle est. Oubliant un instant mes soucis, un sourire se dessine sur mon visage et je joins mon rire au siens. Ça fait du bien.





- Tu m'avais caché des choses !!


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Cathy Green
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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 27 Juil - 1:22

Amusée par l'expression de terreur de la Milénium, bien qu'éphémère, Cathy éclata de rire puis reprit sa forme habituelle, satisfaite d'être parvenue à faire apparaître un sourire sur le visage de Swann. Cacher des choses ? La Green n'avait jamais vraiment tenté de dissimuler son don dans le monde sorcier, tellement cela l'avait tracassée et tourmentée dans le monde moldu, avant que le premier se révèle au deuxième.

« Je ne suis pas la seule à cacher des choses... »

Regardant au loin, vers le lac, où quelques courageux se baignaient, elle laissa retomber le silence. La métamorphomage savait qu'elle n'obtiendrait pas aussi facilement une explication de la petite, mais cela faisait partie de son plan. La jeune femme était très douée pour convaincre les gens, les persuader de lui révéler tous leurs secrets. Avec certaines personnes, c'était facile, elle n'avait qu'à user de ses dons pour changer d'apparence et les séduire. Mais elle avait aussi développé un ton éloquent et un véritable don de persuasion pour tous ceux sur qui la première technique, assez superficielle, ne marchait pas.

« Tu sais, quand j'étais petite, et que les moldus n'étaient pas encore au courant de l'existence de notre monde, j'étais pétrifiée à l'idée qu'un d'entre eux découvre mon secret. Et c'était d'autant plus difficile que je n'arrivais pas toujours à contrôler mon don de métamorphomage. »

A de multiples reprises, des membres du Ministère avaient dû intervenir et lancer des sorts d'amnésie sur des moldus qui en avaient trop vu. Tournant sa tête vers la Milénium, elle continua :

« Mais tu sais que tu peux me faire confiance, Swann, non ? Je te connais depuis que tu es toute petite, rien que tu puisses me révéler ne me choquera. »

Lui lançant un sourire, qui, elle l'espérait, dénotait qu'elle était une personne de confiance, elle attendit que la petite fille réagisse.


Dernière édition par Cathy Green le Sam 27 Juil - 2:42, édité 1 fois
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Swann Milénium
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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 27 Juil - 2:03

Une légère brise se lève, ébouriffant inévitablement mes cheveux noirs. Mon fou rire plus nerveux qu'autre chose calmé, je lance un regard à Cathy. À mon soulagement, elle a repris sa forme initiale. Non pas que son don me fait peur, bien au contraire. Mais les formes irréelles de barbie ne lui vont pas aussi bien que ses formes habituelles.

C'est étrange, je n'avais pas remarqué ce don quand j'étais venu à de nombreuses reprises chez elle. Peut-être n'y avais-je tout simplement pas fait attention.

En effet, elle n'est pas la seule à cacher des choses. Je suis bien placée pour le savoir. Mon comportement doit l'intriguer puisqu'elle remarque tout de suite que je ne suis pas comme d'habitude. J'ai parfaitement conscience que je ne pourrais pas lui cacher très longtemps ma... Nature. Mais moins le savent et mieux je me porte.

Elle me parle de son don, des problèmes de contrôle qu'elle a eu. Malgré moi, je réprime un sourire. Si elle savait. Moi ce "don" je ne pourrais jamais le contrôler. Il le fermera surement des portes. Le métier d'aurore n'est même plus envisageable pour moi. Une soudaine vague de tristesse m'envahit. En temps normal, je l'aurais repoussé sans difficultés. Mais là, c'est impossible. Et plus la pleine lune approche et plus mes émotions sont incontrôlables. La pleine lune... Ma première pleine lune en tant que... La tristesse fait place à la terreur. Je me mets la main dans la bouche pour étouffer un cri.

J'essais de me concentrer sur des souvenirs heureux. Mes frères, mon enfance, ma mère avant sa mort.

D'un seul coup, j'ai envie de tout dire à Cathy. De lui faire part de mes problèmes. Mais j'ai peur que ça les aggrave ! Des émotions et pensées contradictoires fusent dans ma tête à une vitesse terrorisante. Est-ce que je peux réellement faire confiance à Cathy ? Depuis combien de temps, nous ne nous sommes pas vues ? La seule autre personne à être au courant est loup-garou lui-même. Lui peut comprendre ce que je traverse. Cathy, je n'en suis pas sûre. Son don est tellement différent du mien. Il est presque enviable. Elle n'a pas besoin de le cacher même aux moldus.

Je lui lance un regard et comme pour justifier mon comportement lunatique, je lui dis :




<< L'adolescence, c'est tôt dans ma famille. >>


Je sais qu'elle n'est pas dupe. Mais j'ai trop peur d'être rejetée. Encore une fois.


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Primrose F. Williams
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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 27 Juil - 2:08


Hs: Désolée pour ce retard de fou ! Vacances obligent ! ;)

Lena et Emilia
« Ma mère à moi a un coeur de pierre. Et mon père n'a pas de coeur, tout simplement. Du moins, il n'a jamais été découvert par la science. Tous les deux sont des nobles. Mon père vient de l'aristocratie anglaise, ma mère de la cour du Danemark. Ils ont du pouvoir chez les Moldus, qu'ils méprisent et qui les respectent. Ils sont aussi d'éminents Sang-Purs aux idées bien arrêtées. Ils sont peut-être mes parents, mais je ne serais jamais leur fille. »

Emilia hocha la tête. Les mots de Lena étaient durs, amers, et la jeune fille ne pouvait s'empêcher de penser que son amie avait dû déployer tout son courage pour faire face à des parents comme ça. Elle se reconnaissait aussi, un peu, dans cette amertume: la vie de Lady éblouissait ceux qui la vivaient de loin. Pour les véritables Lady, c'était parfois un enfer. Emilia avait passé toute son enfance à rêver de liberté. Déjà toute jeune, elle avait compris que l'amour qui unissait ses parents n'était pas naturel, qu'il y avait quelque chose dans la beauté de sa mère qui avait ensorcelé son père. Ensorcelé. C'était bien le mot. Le père d'Emilia était un ancien Gryffondor au grand coeur, qui malgré ses airs bourrus était un père exemplaire. Malgré ses absences répétées, ses filles restaient sa priorité. Tout le contraire de sa femme, en somme, qui ne rêvait que de bals et de diamants.

« Je comprends...Moi, je serai toujours la fille de mon père. Mais je n'ai rien en commun avec ma mère, et j'espère bien que les années n'y changeront rien. »

Elle étendit les jambes devant elle. Le lac brillait de mille feux sous le soleil de ce mois de juin, qui n'allait pas tarder à décliner.

« Je crois que ma mère se fiche pas mal de ce que je peux bien faire après Poudlard. La Lady, c'est Ellanora, pas moi. Ca, mon père l'a compris avant tout le monde. »

Emilia n'était pas un garçon manqué, loin de là. Seulement, elle ne rêvait que de grands espaces, de liberté et...d'aventure, même. Elle aimait les bals et les fêtes mondaines, mais pas de là à y passer sa vie. En fait, Poudlard l'avait sauvée.

« C'est ça que j'aime à Poudlard ! La liberté. »

Elle fit un clin d'oeil à son amie. Un clin d'oeil raté évidemment. Elle n'avait jamais réussi à en faire; elle finissait toujours par faire une grimace abominable. Un petit rire lui échappa.

« Tu sais que ma mère ne m'a pas envoyé une seule lettre depuis mon entrée à Poudlard ? Madame est trop occupée. Je suis en train de supplier mon père de me laisser obtenir la nationalité anglaise, comme lui. J'aime l'Italie, mais c'est le territoire de ma mère. L'Angleterre, c'est mon nouveau chez-moi. »

La Rouge et Or émit un petit rire sans joie. Non pas qu'elle ait la moindre envie de parler à cette créature qui se disait sa mère. Soudain son visage se détendit et elle jeta un regard à droite et à gauche pour vérifier que personne n'était susceptible de les entendre. Elle se pencha un peu, afin de ne pas risquer d'être surprise par une oreille indiscrète.

« Ils ont essayé de t'enrôler, toi aussi ? »

Le regard qu'elle lui lança ferait très vite comprendre à Lena qu'elle parlait des Purs, ce groupe de Sang-Pur contre la Grande Révélation, visant à exterminer les Nés-Moldus. La famille d'Emilia en faisait partie. Enfin, seulement du coté de sa mère. Elle se demandait d'ailleurs comment son père fermait les yeux sur une chose pareille. Un jour ils avaient contacté la mère d'Emilia pour lui demander la permission d'utiliser le don de sa fille à leur avantage. La Vélane avait aussitôt accepté, mais Emilia refusait de coopérer. Officiellement, elle faisait donc partie des Purs. Seulement elle ne se laisserait pas faire.
Fiche (c) Espe


P.F.
W.
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Cathy Green
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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 27 Juil - 2:40

Cathy observa la petite fille tandis que cette dernière cherchait quelque chose à dire. Ses cheveux noirs comme le jais s'étaient ébouriffés au contact du vent, provoquant un pouffement difficile à réprimer chez la blonde. Elle ressemblait à un corbeau traumatisé par une rafale un peu trop puissante, une image qui lui plaisait bien. Enfin, la Milénium balbutia quelque chose de peu crédible sur l'adolescence dans sa famille. Levant les sourcils à la réponse insatisfaisante de Swann, Cathy soupira intérieurement. Elle voyait bien que ce n'était pas les hormones qui la troublaient. Il lui semblait pratiquement que, comme la Green, elle cachait un don. Mais il semblait que cette particularité lui faisait honte et peur plus qu'autre chose. Quelle sorte de don pouvait la troubler pareillement ? Secouant la tête, elle se dit que ce devait être autre chose. Peut-être des problèmes familiaux ? Mais Swann aurait facilement parlé de cela avec Cathy, du moins elle l'espérait.
Pesant ses mots, elle finit par rétorquer à la Milénium :

« Je te connais Swann, je vois bien qu'il y a quelque chose d'autre qui te tracasse... »

La curiosité sans égale de la métamorphomage avait pris le dessus. Elle ne lâcherait pas son amie avant d'en avoir obtenu une réponse satisfaisante. Cela prendrait peut-être des heures, mais elle ne se résignerait pas. Elle allait lui montrer ce que c'était d'être têtue. Prolongeant son plan de persuasion, elle ajouta :

« Tu ne me cacherais quand même pas des problèmes de famille ? Tu sais, je suis toujours là pour t'aider. Et puis, je t'ai révélé mon don, il faut bien que tu me rendes la pareille en me disant ce qui t'arrive ! »

Avec un peu de chance, la Milénium révélerait quelques informations à la Green en lui répondant. Dans tous les cas, l'arithmancienne savait être très patiente, et n'allait certainement pas lâcher le morceau facilement.
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Swann Milénium
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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 27 Juil - 3:15

Courir, partir, s'en aller. Voilà des choses auxquelles je ne pensais guerre un moi plus tôt. Je jette un coup d'œil furtif à la forêt interdite. À cet instant voilà où j'aimerais me trouver. Bien sûre, j'appréhende le moment où j'y serais. Mais là, j'ai envie de m'y réfugier. Comme une mère protectrice. C'est étrange puisqu'elle devrait m'inspirer la crainte non ?

Un doux fumer de lapin parvient à mes narines. Je fais de gros effort pour ne pas me lever et le suivre, l'étriper et le manger. De quoi aurais-je l'air ? Je sens bien que la partie d'ombre en moi gagne du terrain. La cicatrice, seul souvenir que m'a laissé mon créateur me picote. Instinctivement, je porte la main à mon bras et masse lentement ce qui reste de la morsure. Elle remonte à presque un mois.


Une colère incontrôlable monte alors en moi. Pourquoi cherche-t-elle à tout savoir celle-là ? Après tout ce ne sont pas ses oignions ! Oui, quelque chose me tracasse et alors ? J'ai le droit non ? Si je ne veux pas me confier à elle, elle n'a pas le droit de m'y forcer ! Rien ne la forçait à me dire son don.


<< Je peux me débrouiller seule. Je n'ai besoin de l'aide de personne. Je ne suis plus la petite fille fragile que tu as connue. J'ai le droit d'avoir mes secrets ! >>

Je regrette mes paroles aussitôt qu'elles ont passé mes lèvres. Je me lève un mélange de colère et de terreur dans le regard. J'évite de regarder Cathy en face. Plus que sa réaction, j'ai peur des miennes. Je ne veux pas l'envoyer à l'infirmerie. Je voudrais partir en courant. Mais je reste figée sans pouvoir bouger.

J'ai envie de m'excuser, mais j'ai toujours à son égard des pensées contradictoire si bien qu'aucun son ne franchit mes lèvres.


En temps normal, je suis lunatique, mais l'approche de la lune accroît les défauts de ma personnalité. Alors que je tente de m'asseoir un peu plus loin dans l'herbe, mes yeux se remplissent de larme. À vrai dire, je ne sais pas si c'est de la colère, de la peur ou de la tristesse. Peut-être un mélange des trois.


Je recommence à arracher énergiquement l'herbe. Celle-ci se laisse facilement, trop facilement faire. Ma force est décuplée. Je suis un monstre.

 


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Lena Jane Singer
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MessageSujet: Re: Le Parc   Jeu 8 Aoû - 22:06

Lena adressa un sourire compatissant à la Gryffondor, imaginant très bien ce qu'elle avait dû vivre pendant son enfance. Toujours plier face à l'autorité parentale, essayer de se faire oublier pour éviter les remarques cinglantes. En revanche, elle savait aussi qu'avec l'aide de son amie, dans le futur, elle allait dire à ses parents tout ce qu'elle avait sur le coeur avant de quitter la demeure familiale. Elle savait aussi qu'elle ne serait pas rayée du testament, pour la simple raison qu'elle était la seule héritière.

Puis Emilia lui déclara qu'elle n'avait pas reçu une seule lettre de sa mère, et cela lui arracha une grimace. Elle savait très bien ce qu'on pouvait ressentir à cette idée. Elle pensa alors aux quelques lettres glaciales qu'elle avait reçues de son père. Pas le genre de courrier idéal.


« Humpf. Je n'en ai pas reçu depuis trois ans. La dernière, c'était pour me menacer de me renier et de me virer du testament lorsque mon père a compris que je ne comptais pas aller ni à Serpentard, ni à Equus. Sinon, ce n'étaient que des messages très brefs, comme pour me donner rendez-vous pour choisir une robe pour le mariage d'une cousine que je ne connais pas. »

Puis Emilia se pencha vers elle, dans le but évident de lui confier quelque chose. Et la phrase qui s'échappa de la bouche de son amie la surprit. Alors comme ça, les Purs avaient aussi essayé de rallier Emilia à leur cause? Ils espéraient toujours que la Poufsouffle leur dévoile l'emplacement des reliques, mais elle avait toujours eu assez de bon sens pour s'en abstenir. Et en plus, ses visions n'avaient jamais rien donné de précis à ce sujet.

Elle esquissa un sourire amusé en se souvenant des dernières fausses indications qu'elle leur avait données. Une latitude et une longitude, prises au hasard, qui avaient conduit un groupe de sorciers explorateurs dans l'océan glacial Arctique, où ils n'avaient trouvé que des pingouins. Elle se félicitait encore de ce coup-là, même si la punition avait été sévère. Elle se pencha elle aussi vers Emilia, pour lui répondre sur le même ton.


« En fait, ils m'ont enrôlée, mais, comment dire... Je ne coopère pas vraiment. La dernière fois que j'ai eu une vision en leur présence, je leur ai donné les résultats du loto. »

Elle lui adressa un clin d'oeil, et se souvint de ce que son Troisième Oeil lui avait montré qu'ils se serviraient aussi de son amie pour la pousser à leur révéler ses véritables prédictions. Se souvenant de sa rencontre avec Arsène au Chaudron Baveur, elle élabora rapidement sa stratégie.

« Je... J'ai aussi eu une vision à propos de moi. Apparemment, je ne vais pas tarder à développer une maladie grave. Je ne pense pas que ça puisse être soigné. »

Elle baissa les yeux, en priant pour qu'Emilia ne pose pas de questions. Elle n'allait certainement pas aggraver leur situation à toutes les deux.


lena j. singer
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Rose Caldin
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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 24 Aoû - 11:01

Rose marchait timidement, elle avait peur et ne connaissait pas bien l'endroit. Elle aimait être isolée mais le fait qu'elle ne connaisse personne la mettait mal à l'aise. Elle savait que si, elle voulait se sentir comme chez- elle il fallait qu'elle s'ouvre aux autres, mais sa timidité l'éloignait de cette voix.
Ne trouvant aucune issue, la Caldin décida de prendre un bol d'air. Peut être ça la décontracterais. Rose prenait de grande bouffé d'air toute en regardant aux alentours, aux aguets. Elle savait qu'elle n'avait aucune raison d'avoir peur, mais depuis l'accident, il n'y a avait peux d'endroit ou elle se sentait libre.
Après quelques minutes de réflexion, Rose prit son courage à deux mains et s'approcha du groupe d'élève qui discutait.

Bonjour...

Rose commença à angoissée; et si elle les dérangeait, qu'il ne veuille pas d'elle. Rose avait peur, la réaction ou les pensées que le groupe pourrait avoir sur elle la mettait dans un terrible état...


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Jersey Jones
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MessageSujet: Re: Le Parc   Mar 3 Sep - 0:48

Tranquille, imperturbable. Voilà ce que j'étais en ces jours. J'avais bien besoin de prendre l'air, après quelques journées de cours intensifs ! Au matin, vers 7 heures, je m'étais décidée à sortir. Profiter de la fraîcheur du matin était quelque chose que j'appréciais énormément, et je voulais avoir l'occasion de voir comment c'était, tôt le matin, dans le parc du château. 


Fraîchement arrivée à Epic Hogwarts, je n'avais même pas eu le temps d'aller voir ma soeur, en ce moment même elle aussi au château. Mais je n'avais pas eu le temps. Je lui avait envoyé un hiboux, mais elle en m'avait envoyé aucun coordonné et elle m'avait juste dit que son emploi du temps était chargé. Assez chargé pour ne pas aller voir sa sœurette ? Assez blessant. Mais je n'en tenais pas compte, j'avais aujourd'hui envie de prendre l'air, et personne ne m'en empêcherais, à première vue, puisque j'arrivais sans aucune encombre au Parc.


Je fus tout d'abord surprise de voir que le parc accueillait déjà quelques groupes de personnes, mais c'était la rentrée, et ça ne m'inquiétait pas le moins du monde. Je me disais que je n'avais plus qu'à aller m'asseoir sur un banc . Alors, je parcourais le parc des yeux. J'en voyais un, large et près d'un arbre, qui ne faisait pas d'ombre car le soleil n'était pas tout à fait levé.  Je m'assis sur ce banc, et admirais la beauté du parc. Les arbres commençaient déjà à roussir. Pas tous, mais certains d'entre eux, oui. La fraîcheur me faisait du bien, le léger vent balançait mes cheveux de droite à gauche, puis de gauche à droite, frôlant par moment mes épaules. Je me sentais bien. Je n'avais pas très envie d'aller en cours, mais ceux ci ne commençaient qu'aux abords de midi, alors, pas de panique, j'avais tout mon temps, et au lieu de rester enfermée , rester ici un peu de temps avant le petit déjeuner, que je n'avais pas non plus envie de prendre , était sans doute la meilleure solution. Mais j'avais quand même envie de parler à quelqu'un, pour lui communiquer mon amour pour ce paysage si beau, ou tout simplement, parler. 


   

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Amber Westwood
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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 7 Sep - 7:52

Amber venait juste d'arriver dans cet endroit où elle allait passer, en principe, les 7 années scolaires à venir. Quand je dis "juste", je n’exagère pas. À la vérité, son premier jour de cours s'était achevé la veille. Dans la douleur. Se séparer de son blouson avait été une épreuve colossale, et enfiler sur ses fringues habituelles sa robe de sorcière l'avait grandement démoralisée. Bon elle avait gardé tous ses bijoux, hein, et puis ses bottes fétiches, qu'elle ne pouvait pas se résoudre à sacrifier sur l'autel du bon gout sorcier. La jeune fille ne se reconnaissait plus, sans tout son attirail. Ce qui n’était pas une bonne chose du tout. Devenir l'esclave de ses fringues, c’était tout sauf révolutionnaire. Du capitalisme de base. 'Fin bref. Elle allait devoir s'habituer à cette robe tout sauf pratique. Une robe. Rien que le fait qu'on l'oblige à la porter lui donnait envie de lancer une mini-révolution. Elle détestait les contraintes, elle détestait les règles, et, par-dessus tout, elle détestait les robes ! La fillette eut volontiers crié au sexisme, mais manque de chance, les garçons aussi portaient le vêtement de torture, et ledit chiffon n'avait pas l'air d’embêter grand monde, elle exceptée. Aussi le portait elle pendant les cours, pour s’éviter des ennuis, mais dès que la sonnerie retentissait, elle l'enfouissait dans son sac et enfilait son blouson chéri avec volupté. Le soleil se levait à peine, et Amber était déjà debout, fringuée de pied en cap, son affreuse robe bien planquée dans sa besace, pour l'instant. Elle en sortirait bien assez tot. Après un rapide détour par la grande salle -quasi déserte en cette heure matinale- où elle avala un café noir en guise de petit déj, Amber eut envie d'aller prendre l'air.

C'est donc habillée en moldue qu'elle sortit dans le parc, encore plongé dans l'ombre, d'un pas aussi sautillant que possible. Quand on porte sur soi tonnes d'argent et de ferraille, le pas sautillant se transforme bien vite en tentative désespérée de défoncer le plancher des couloirs. Bon, dans le parc, il n'y avait aucun plancher à démolir, juste de pauvres touffes d'herbe pleines de rosée à écraser. La vie à priori bucolique d'un jeune brin d'herbe n'est pas toujours très heureuse, avec Amber dans les parages. Une Amber de mauvaise humeur, pour ne rien arranger. Autrement dit d'autant plus enclinte à massacrer de pauvres végétaux innocents. Si les bouddhistes ont raison, que la réincarnation c'est du vrai de vrai, rappelez-moi de demander au responsable des distributions d'éviter, si possible, de me renvoyer sous la forme d'un végétal, quel qu'il soit. En plus les végétaux sont tout en bas de la chaine alimentaire. Bon, arrêtons là les divagations champêtres.

La fillette inspira un grand coup tout en arpentant la pelouse. Elle n'avait jamais été fan de la nature. Regarder les fleurs pousser et reconnaitre le chant des oiseaux,  n'était pas trop son truc. Mais elle avait besoin de calme, et ce parc quasi désert et battu par les vents était tout ce qu'il y a de plus silencieux. Bien sur, quelques groupes d'élèves épars squattaient déjà le coin, mais à une distance respectable les uns des autres. Avec un peu d'imagination, Amber eut l'impression qu'elle était seule, seule dans l'immensité verte et mouvante de la pelouse, droite dans ses Doc's, les pans de son blouson claquant au vent en un son mélancolique. L'aspect général du parc à cette heure de la journée invitait de toute façon à la déprime. Amber, pourtant née en Écosse, avait l'impression de se trouver sur un autre continent, très très loin de la civilisation. Ce qui était sans doute le but. La jeune fille était une pure Citadine. Son truc à elle, c'était le bruit qui régnait en permanence dans la baraque enfumée de son père, l'agitation fébrile des rues d'Edinburgh, -qu'elle commençait à bien connaitre à force d'y coller des affiches en tous genres-, les lumières magiques de sa ville, une fois la nuit tombée... En comparaison, le château lui semblait froid, glauque et désolé. Elle n'était pas vraiment à sa place ici, et elle doutait fort, en cet instant, qu'il en soit un jour autrement.

Tandis qu'elle broyait du noir, ses pas la conduisirent bien inconsciemment vers un banc solitaire, ou avaient déjà pris place une fillette, de son âge à peu près. Une autre lève tôt, de sa maison lui semblait-il. La fille avait été répartie en même temps qu'elle, mais son nom lui échappait. Une rafale de vent frais s'engouffra dans le blouson d'Amber, faisant cliqueter ses bijoux au passage et lui filant la chair de poule. Elle était arrêtée non loin du banc, debout comme une idiote, ses bottes chéries toutes trempées de rosée, se demandant si elle devait déranger sa camarade de maison ou bien la laisser à ses méditations. Le soleil émergeait à peine derrière les arbres, et quelques rayons solitaires faisaient briller le sol trempé. C’était assez poétique, tout ça. Cette jolie vision redonna un semblant de motivation à Amber qui s'assit sans plus attendre à cote de la fillette. Et s'en mordit aussitôt les doigts : le banc était trempé, évidemment. Oh, joie. M'enfin bon. Mettant de coté les considérations d'ordre physique, Amber tenta de trouver une banalité à servir à l’inconnue. Quelque chose qui ne la ferait pas fuir, de préférence. Donc pas de référence à Lénine ou Robespierre. Humf... Essayons....

"On s'les gèles, Nan ?"

Bravo Amberrr !! La classe.



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Jersey Jones
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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 7 Sep - 21:40

J'étais là, tranquille. L'air frais me caressait les cheveux, et je me sentais bien. Très bien. Cette gorgée d'air frais aurait pu être mon petit déjeuner. Tel du sang pour un vampire. Mais moi, j'en profitais alors que d'autres personnes se trimbalaient en polaires. Ridicule. Si elles avaient froid, pourquoi ne pas rentrer à l'intérieur ? Moi, je me sentais bien dans cette fraîcheur. J'aurais pu danser, tant je me sentais chez moi. Et puis, les quelques personnes qui étaient là parlaient entre elles, moi, j'appréciais l'étrange solitude qui m’amenait à me perdre dans mes pensés.

Je me levais, elle faisais le tour, lançant au passage quelques regards interrogateurs aux personnes qui se serraient les unes contre les autres, mortes de froid. " Rentrez donc prendre le petit déjeuner ! Un bol de lait bien chaud ne vous fera que du bien ! " pensais-je. Mais bien sûr, je ne disais rien. Je n'allais pas m'attaquer à des personnes que je ne connaissais pas et à qui je n'avais pas envie de parler sauf pour leur faire voir à quel point il était étrange qu'elles fassent ainsi. Elles avaient froid. Bien sûr, on avait le droit d'avoir froid, mais si c'était à ce point là, pourquoi sortir ? Alors, je sentais la fraîcheur d'autres paroles s'engouffrer dans mon cou. Je me tournais légèrement. Une autre fille, dont je ne regardais en aucun cas le physique me dit : " On s'les gèles, Nan ? " parce que ce fut ses paroles qui me frappèrent. Elle aussi avait froid. Etais-je anormale ? C'était ce que j'en venais à me demander en ce matin brumeux. Je haussais les épaules. Je n'avais pas froid.


~ Non, j'ai pas froid. Mais il me semble que beaucoup d'entre les élèves aient, comme toi froid. J'en viens même à me demander pourquoi je n'ai pas froid comme vous.

Je regardais ensuite la jeune fille. J'aurais parié qu'elle était en première année comme moi, mais encore me fallait-il en avoir la confirmation. Je la regardais. Elle semblait être à Serpentard. Une intuition qui ne trompait jamais. Mais je ne savais toujours pas pourquoi elle était venue me parler à moi. D'ordinaire, personne ne se risquait à me parler. Elle ne se souciait donc pas de parler à une fille froide. J'essayais de laisser cet aspect frisant le défaut de côté, pour mieux parler à la fille. Parce qu'elle m'inspirais confiance. D'une part, parce que je pensais qu'elle était à Serpentard, d'autre part, parce que j'avais envie de parler un peu, l'éternelle solitude qui m'énervait allait se mettre de côté en ce matin glacial. Je ne pensais plus aux personnes se plaignant du froid. Parce que déjà, la fille que j'avais en face de moi semblait elle même en souffrir. Je m'estimais chanceuse de ne pas avoir froid. Je me sentais bien ! Je m'étirais avant de reprendre, un petit sourire satisfait au coin des lèvres .

~ Tu es une vipère ?


   

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MessageSujet: Re: Le Parc   Dim 8 Sep - 1:11

Amber se renversa contre le dossier du banc, étendant au maximum ses jambes. Attendant la réponse de la fille à ses côtés, elle croisa ses deux pieds, le droit calé sur le gauche. Elle ne resterait sans doute pas dans cette position très longtemps. Le café commençait à faire effet, et bientôt elle serait tout à fait réveillée et surexcitée, comme d'hab. Pour le moment, elle était encore un peu dans le coltard, vaguement nauséeuse à cause de l'arôme amer qui persistait sur le bout de sa langue. Pas à cent pour cent de ses capacités, mais approchant à grands pas des quatre vingt. La fillette se mit à jouer avec un de ses pendentifs -un A en argent, A comme Amber, comme Anarchie, comme Amour aussi, sans doute- tandis que sa camarade haussait les épaules. Puis celle-ci lâcha, d'un ton neutre et plutôt indécrottable -au moins daignait elle lui répondre, ce qui n'était pas le cas de tout le monde, ici- qu'elle n'avait pas froid du tout, contrairement à la majorité des personnes qui se trouvaient dans le parc en ce moment. Elle ajouta également qu'elle se demandait pourquoi elle n'avait pas froid comme eux. Amber eut un petit sourire. Peu être que la fille avait été élévée au pole nord, auquel cas la réponse était toute trouvée. En tout cas, elle au moins ne portait pas un jean déchiré avec art qui laissait entrer le moindre souffle de vent glacé. La brunette se promit de laisser les considérations esthétiques de côté, la prochaine fois qu'il lui prendrait l'envie de se balader par 10 degrés, un matin d'automne.


Sa camarade la dévisageait, peu être intriguée par son look, ou tentant de définir sa maison d'origine. Amber fit semblant de ne pas s'en apercevoir, se concentrant sur le paysage qui lui faisait face. Les grands arbres sombres, à la lisière de la forêt interdite, qui commençaient tout juste à se couvrir de rouge et de doré. Les brins d'herbe parsemés, pour quelques minutes encore, des gouttes de rosée qui s'évaporeront, dès le soleil levé, ce soleil pâle et triste qui lance déjà quelques timides rayons à travers les arbres. Les nappes de brume qui trainent encore dans l'immensité verte et mouvante de la prairie. Et le ciel sombre, qui se couvre soudain de rose, de violet, tandis que les dernières étoiles s'éteignent. Le tout n'était pas si déprimant, tout bien réfléchi. Une nouvelle journée, pleine de possibilités débutait. Et peu être emplie de rencontres intéressantes, finalement. À commencer par la fille à ses côtés, qui reprit la parole tout à coup, lui demandant si elle était une vipère.


Amber leva un sourcil interrogateur. Son éducation de moldue ne lui permettait pas d'interpréter correctement ces dernières paroles -parce qu'en fait, vu de cette façon, on eut dit que la fille l'insultait- mais elle avait appris pas mal de choses depuis son arrivée ici. À commencer par le fait que le symbole de sa maison était un serpent. Et donc, apparemment, les membres de "Serpentard" se surnommaient "cobra" ou "vipère". Bon à savoir. Histoire de ne pas agresser bêtement les personnes qui lui lancerait du "vipère" ou "couleuvre" à tout bout de champ.


Je suis à Serpentard, en effet. Comme toi, y'me semble.

Amber décroisa les jambes, se redressa légèrement, tout en s'appliquant à déterrer une touffe d'herbe du bout de ses Doc's. La fille à ses côtés n'était sans doute pas vraiment habituée à parler avec un inconnu. Pas très habituée à parler tout court. "Je crois pas que cette fille aime beaucoup les autres, ni qu'elle ne recherche la compagnie autant que je la recherche, moi. Il y a qu'à voir la distance qu'elle met entre elle et le reste du monde. La plèbe à froid, alors qu'elle... elle est différente. Je ense pas qu'elle en souffre, je crois que quelque part, ça lui fait plaisir. La grande majorité des gens veulent être différent, spéciaux. Et ceux qui le sont vraiment veulent juste être comme les autres, je suppose. Et moi... moi je suis comme cette fille, comme dix mille autres personnes sur terre : persuadée et pénétrée par l'idée de mon originalité, de mon ... Je suis spéciale, du moins je fais tout pout l'être... Putain le délire, je divague grave là ! La pauvre doit se demander ce que j'attends pour lui répondre !" Amber se mit à trifouiller sa mèche d'un noir d'encre, comme à chaque fois qu'elle était gênée, et ajouta :

T'as bien de la chance de pas avoir froid. Ça doit être une sorte de super pouvoir. Ne pas porter de fringues déchirés, ça aide, aussi. Je crois que ma peau va changer de couleur aux endroits ou mon froc est troué. Imagine après, j'aurais genre, les jambes violettes et beiges, comme j'osais pas moi, un léopard radioactif ! Vu toutes les conneries qu'on rejette dans la nature,  ne serais même pas étonnée que ça existe vraiment !

Amber se retint à grand peine de vilipender les élites qui polluaient sans vergogne, Mosanto et les OGM, ainsi que les consommateurs hypocrites. Il ne fallait pas qu'elle fasse fuir la fille. Même si après son petit discours sur les léopards radioactifs, elle doutait fort que sa camarade reste bien longtemps assise à coté d'elle. Mince, mince, mince. La brunette tenta de rattraper le coup du mieux qu'elle put : elle se tourna vers sa compatriote et lui tendit la main avec un immense sourire :

Au fait, je m'appelle Amber Westwood. Tu peux m'appeler Ferraille. Quoi que, après réflexion, évite. C'est stupide comme surnom, et pas supra glorieux, et on s'connait pas assez pour se donner des surnoms débiles. 'Fin bref.

Toujours aussi classe.



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Jersey Jones
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MessageSujet: Re: Le Parc   Dim 8 Sep - 2:22

La fille devait être intriguée par mon attitude. Mais depuis mon arrivée au château, plusieurs personnes savaient comment j'étais. Je paraissait froide, et je l'étais. Mais ce n'était pas un problème de sociabilité. C'était mon histoire, ma vie qui faisait que j'étais comme ça. Beaucoup de personne me voyaient mal, ces personnes étaient stupides. C'était souvent des personnes qui ignoraient que, malgré les apparences, toute personne a une sensibilité. Et, comme j'étais humaine, j'en avais une aussi. C'était étrange de voir des gens qui en doutaient. Mais je détestais que les gens s’apitoient sur mon sort juste pour se faire bien voir, pour découvrir l'envers du décor. Ce que je cachais réellement au plus profond de moi même.

La jeune fille, après un bref haussement de sourcil déclara qu'elle était une Serpentard. Je hochais la tête. Je ne m'étais donc pas trompée. Malgré les apparences, je continuais d'apprécier la fraîcheur du matin qui me faisait tant de bien au moral. C'était assez drôle. En même tant, les gens me détestaient, et en même temps, ils cherchaient à savoir ce que je cachais. Ça ne semblait pas être le cas de la jeune fille. Elle ne m'avait encore posé aucune question, mis à part son fameux " On s'les gèle nan ? " !


~ J'y suis aussi.

La jeune fille ne s'était pas présentée, et moi non plus. Nous savions uniquement que nous étions toutes les deux chez les serpents. Ensuite, la jeune fille dit : " T'as bien de la chance de pas avoir froid. Ça doit être une sorte de super pouvoir. Ne pas porter de fringues déchirés, ça aide, aussi.  " Je la regardais. Un super pouvoir ? Elle devait croire que je me prenais pour une fille spéciale. Je n'avais pas froid, mais aucun signe de super pouvoir chez moi. Apparemment, elle avait des vêtements troués. Les miens ne l'étaient pas. Mais en fait, ça donnait un certain style à ceux qui aimaient. Je n'avais jamais essayé, mais quand on aimait, ça devait être bien. Quand on aimait. Ensuite, elle dit : " Vu toutes les conneries qu'on rejette dans la nature,  ne serais même pas étonnée que ça existe vraiment !" . Comme j'étais tout à fait d'accord avec elle, je hochais la tête avec un sourire franc.

~ Là, t'as raison. Je comprend même pas qu'on jette des trucs comme ça...mais bon, tant que je suis ici, je vois pas trop ce que je peux faire....

Le jeune fille lui tendit la main avec un sourire, avant de se présenter. Elle avait été maligne, et c'était elle qui l'avait fait la première. Comme je ne voulais pas rester dans ma froideur indéfiniment, je lui souriais également, serrais sa main, et disais :

~Enchantée Amber. Je suis Jersey McKawel.  Il me semble que nous sommes toutes les deux en première année , ou je me trompe ?!


   

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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 14 Sep - 3:21

La fillette confirma rapidement son appartenance à la maison des "Vipères". Yes. Amber ne s’était pas totalement trompée, sur ce coup. Elle avait encore pas mal de mal à différencier toutes les "maisons", leurs noms folkloriques, leurs mascottes dignes de la NBA américaines, leurs valeurs... Qu'un vieux chapeau puisse lire dans son cerveau et hop, décider de l'envoyer ici ou là, c’était sans conteste le plus bizarre, dans l'affaire. Okay, on était chez les sorciers, des trucs comme la télépathie où peu importe comment on appelait ça devaient être plutôt habituel dans ce monde-ci. Peut-être même que tous les sorciers étaient capables de faire la même chose que le chapeau pourri. Ce qui n’était pas, en soi vachement rassurant. Mais plus encore que l'aspect paranormal, c’était la manière qu'avait le choixpeau de les envoyer ici ou là qui la choquait. Tous les ambitieux, dans un coin, les loyaux, par la bas... C’était tellement sectaire et simpliste ! On vous foutait dans des cases dès votre arrivée, sans tenir compte de la spécificité de chaque personne ! Tous les gens qui se ressemblent, hop, vous êtes ensemble pour sept ans ! Et tant pis si vous ne pouvez pas vous blairer ! Ce n’était pas du tout enrichissant, de rester toujours avec des personnes supposées vous ressembler et se conduire comme vous. Après tout, chaque personne était différente, et ce système de maison les poussait à abandonner leur individualité pour se fondre dans la masse et faire honneur à sa maison, en correspondant bien au modèle que celle-ci représentait. Tout ça dans le but de s’intégrer dans le groupe. C’était un peu totalitaire, finalement.

Amber soupira. constatant au passage qu'elle lâchait un nuage de fumée blanchâtre. Okay, personne ne pouvait le nier, il faisait vraiment froid, là. Ce satané soleil commençait à peine à réchauffer l'atmosphère et persistait à se planquer comme un gamin boudeur derrière la cime des arbres. Sale gosse. La brunette s'aperçu alors qu'elle était restée parfaitement immobile pendant un bon bout de temps, et que ses articulations commençaient à se raidir. Elle se leva donc lentement, histoire d’éviter l'ankylose complète. Le sang se remit à circuler normalement dans ses membres, et tout son corps se réchauffa, tandis qu'elle piétinait la pelouse avec entrain. Elle ne rassit pas, se contentant de piétiner sur place, en face de sa camarade, toujours posée sur le banc.
laquelle gagna un bon point en hochant vigoureusement la tête, lorsque Amber partit dans sa diatribe écologiste. Elle lui dit qu'elle ne voyait malheureusement aucun moyen d'agir dans l’immédiat, et l’Écossaise se retint à grand peine de se mettre à beugler différentes propositions, allant de la manifestation pacifique aux tracts, en passant par le vol de nains de jardins. Ne soit pas bizarre, ne soit pas bizarre, ne soit pas... La fillette n'avait aucune envie de renier ce qu'elle était ou d’édulcorer son caractère pour se faire des amis, mais il était six heures du matin, et Amber doutait que l'autre vipère soit très réceptive à ses exhortations. Parfois, il fait juste trop froid pour s'insurger.


La fillette en face d'elle s'appelait Jersey Mc quelque chose, et lui serra la main en souriant. Amber la lui broya consciencieusement, souriant elle aussi d'une oreille à l'autre. Un autre Écossaise ! Quelle chance ! Une autre personne à convertir à La CAUSE ! Une potentielle future militante indépendantiste ! C’était Noël avant l'heure, pour la petite brune. Enfin, si le patronyme de la fille n’était pas trompeur. Et puis même dans ce cas-là, après tout. Toute chose marchant sur deux pattes est potentiellement convertible à la cause ! Bref, bref. L' indépendantiste qui s'ignorait encore ( mais pas pour longtemps) lui demanda si elle était aussi en première année, et Amber hocha vigoureusement la tête.

Ouaip ! Et au fait, ton nom de famille, c'est Écossais ? J'suis écossaise ! D’Édimbourg en fait ! Quelle merveilleux pays ! Bon, la, il fait un peu super froid, mais j'veux dire, en général !



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Jersey Jones
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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 14 Sep - 22:48

La jeune fille semblait avoir un tas de choses qui lui occupaient la tête. En tout cas, assez pour s'en remettre à ses pensées. Somme toute, c'était bien, de réfléchir. Moi, je ne réfléchissais jamais longuement quand je discutais avec quelqu'un. Ou alors, je réfléchissais sur la personne, essayant de la cerner. Parfois, c'était impossible. Comme cette fois. Je n'arrivais pas à cerner Amber. Je faisais preuve d'un détachement étrange, et elle,  d'une " coolitude " extraordinaire. Nous étions différentes, mais je n'allais pas m'arrêter là. Il fallait bien que je parle avec elle, elle avait l'air gentille, et elle pourrait même peut être me faire oublier mon caractère durant le temps que nous parlerions. Pas mal, hein ?!

Nous étions toutes les deux à Serpentard, c'était bien. J'avais déjà parlé à d'autres personne d'autres maisons, bien sûr, mais qu'elle soit dans la même maison que moi serait plus pratique pour se voir en salle commune, non ? Et puis, ainsi, je me sentais chez les gens comme moi. Elle, ne semblait pas accorder beaucoup d'importances aux maisons. De nos jours, elles n'étaient plus vraiment comme dans l'Histoire, mais elle restaient importantes, du moins pour moi et ma famille. Ensemble, nous avions évoqué le sujet de l'écologie. Son point de vue semblait bien plus poussé que le mien, qui n'était que de la désapprobation devant les pratiques des personnes qui jetaient leur papiers n'importe où, quitte à les enfoncer dans la bouge de Focifères ! Elle aurait pu se mettre à me hurler qu'elle voyait plein de moyens, mais elle ne le fit pas, ce qui me fit sourire intérieurement. La jeune fille se leva. Amber hocha la tête, quand je lui demandais si elle était en première année. je souriais. celle ci me dit : " Ouaip ! Et au fait, ton nom de famille, c'est Écossais ? J'suis écossaise ! D’Édimbourg en fait ! Quelle merveilleux pays ! Bon, la, il fait un peu super froid, mais j'veux dire, en général !"  Ecossaise ? Pas le moins du monde. Etais-ce mon nom qui lui avait fait pensé ça ?


~ Non. Je suis Anglaise, et seulement Anglaise. C'est mon nom qui te porte à confusion ? Il y a eu des problèmes de noms, et un mélange avec les beaux-cousins de mon père...bref..peut être que ces cousins étaient Ecossais, mais je n'ai jamais mis le pied là bas et je suis sûre que mes grands parents n'en proviennent pas ! Mais, je suis sûre que tu peux me décrire ce pays !

" Pourvu qu'elle le prenne comme une demande " . En effet, je n'avais jamais mis le pied en Ecosse, mais si elle pouvait me présenter son pays, ce serais très bien. J'avais bien envie de savoir à quoi ressemblait. Si il y faisait froid, cela ne me dérangerais pas. J'aimais bien le froid. Il me caressait les cheveux et la peau. Je prenais une grande gorgée d'air, avant de me tourner vers elle.


   

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Sewell Cassiopée
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MessageSujet: Re: Le Parc   Lun 30 Sep - 10:12

Une fois n'était pas coutume, la Cassiopée ne donnait pas cours en cet après-midi de septembre. En effet il s'agissait d'une des fameuses après-midi de sortie scolaire et cela faisait un bien fou au professeur de Soins aux Créatures Magiques de ne pas avoir les deuxièmes années dans les pattes. Elle était libre plus tôt que prévu et elle avait besoin de se poser. Voilà pourquoi en tortionnaire attentive, Sewell avait laissé une énorme pile de devoirs à son adjoint et prenait enfin un peu de temps pour elle.

Traversant le parc en ce beau jour automnal, la lionne s'assit au bord du lac, là où elle s'asseyait à l'époque où elle était encore étudiante. Les feuilles d'arbres étaient déjà parées de rouge, de bruns et d'orange chose normale dans cette région au nord ouest de l'Europe et les arbres se reflétaient dans le lac donnant à ce dernier une couleur chatoyante. Seul le bleu pur et éclatant du ciel tranchait sur cette palette de couleurs chaudes.

La température de l'air était encore agréable mais la brune savait qu'il ne fallait pas s'y fier. L'hiver qui arrivait serait surement rigoureux et long. Il lui faudrait commander du fourrage pour les créatures magiques dont elle avait la charge. L'enseignante ne laisserait pas ses animaux mourir de froid. Depuis qu'elle était titulaire du poste, elle avait toujours veillé au bien-être de ses élèves ainsi que des créatures. La gryffondor se souvenait que son prédécesseur n'avait pas soucis et cela avait toujours agacé l'élève qu'elle avait été.

La bibliothécaire n'avait pas été une élève hors du commun. Même si elle volait bien sur un balai, elle n'avait jamais fait partie d'une équipe de Quidditch et la préfecture n'avait jamais été son truc. D'ailleurs elle n'avait pas été préfète, elle n'était pas assez sage. Par contre la directrice de maison se souvenait en avoir étonné plus d'un en passant beaucoup de temps à la bibliothèque et à l'enclos où se trouvaient les créatures magiques. Ce comportement est assez paradoxal, surtout chez une rouge-et-or.

Perdue dans ses souvenirs de jeunesse, l'adulte ne prêtait plus attention à ce qui l'entourait. Ni les feuilles tombant doucement sur la surface du lac, ni les fruits chutant durement sur le sol avec un grand "splotch". Pas plus qu'aux bruits de pas, qu'on étendait grâce au craquements des feuilles mortes, et qui indiquaient qu'une personne était en train de se rapprocher.  


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Shelly Dragnorv
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MessageSujet: Re: Le Parc   Mar 8 Oct - 0:03

[Recrutement de Lukas Dragnorv pour La Horde]

Assise sur l'un des bancs de pierre du parc, Shelly observait discretement de ses sens de vampire les eleves insouciants qui se prelassaient dans l'herbe verte autour d'elle. Depuis que Bleuet Aphrodisia avait fait d'elle son bras droit, la Dragnorv etait constamment sur le qui vive a la recherche de nouvelles recrues. Qu'ils soient lycans, animagus ou legilimens, personne ne lui echapperait. Apres tout, elle avait grandit au sein d'une famille comportant uniquement des membres aux divers particularite. Les reconnaitres etait u jeu d'enfant pour elle, surtout a cet age la. Rare etaitent les jeunes enfants qui parvenaient a maitriser parfaitement leur don. Les plus faciles a reperer etant les troisiemes oeil, toujours avec des maux de tetes. De plus, combine a son entrainement d'occlumens, personne ne pouvait deviner les dessins que la jeune femme projettais sur ces innocents enfants. car oui, au travers de la horde, Shelly comptait bien se constituer sa propre armee. Meme si l'on entendait plus, depuis quelques temps, parler des Purs, il vas s'en dire qu'une guerre etait a prevoir. Une bataille qu'elle et sa famille comptait bien remporter.

[Ils sont en retard.]

Mais aujourd'hui, pas d'eleves a recruter, non... Qu'y a t-il de plus puissant qu'un vampire ? Un couple de vampire. Et si Lukas acceptait de rejoindre leur cause, plus rien ne pourrait les arreter. Shelly n'avait pas ressentie chez son mari une quelconque appartenance a un groupe, autant s'accaparer le beau vampire avant qu'un autre groupe ne le fasse. Ce serait tellement dommage qu'ils doivent se battre a mort pour une simple question de difference d'opinion. Car il ne fallait pas le nier, retrouver les reliques etait avant tout une question politique et de pouvoir. Mais passons, les deux garcons etaient en retard, et tout le monde sait qu'il ne vaut mieux pas faire attendre une dame.



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Keira F. Jones
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MessageSujet: Re: Le Parc   Mar 8 Oct - 6:37

Une journée ensoleillée avait, tôt ce matin, frappé à la porte du château de Poudlard. En effet, les Sorciers avaient pu découvrir à leur réveil une luminosité très matinale et réchauffante qui avait décidé de les accompagner dans leur réveil plutôt difficile. Parmi eux, une jeune Ambre & Or s'était elle aussi levée - de bonne humeur pour une fois - grâce aux magnifiques rayons déjà chauds de son soleil adorée, qui étaient venues lui chatouiller la joue pour la réveiller.

En cette après-midi toute aussi ensoleillée, Keira - d'excellente humeur et cela relevait du miracle - avait décidé de faire un petit tour dans le Parc du château pour se dégourdir les jambes et s'allonger au creux d'un arbre qu'elle avait déjà désigné comme " l'arbre aux Jones ". La blondinette, fière d'être une Jones et orgueilleuse à ce propos comme les autres Equusiens, considérait cet arbre comme le sien et était toute heureuse de le retrouver. Elle aimait beaucoup poser sa tête dans le creux de l'arbre qui s'adaptait parfaitement à sa taille plutôt petite, et cela lui permettait de bronzer au calme, sans devoir se mélanger avec des personnes non civilisées qui ne respecteraient pas le fait qu'elle était une Jones. Keira, tout en réfléchissant, se dirigea d'un pas rapide et pressé vers son endroit préféré. Même les yeux fermés et malgré le fait qu'elle venait à peine d'arriver au château, elle aurait pu s'y rendre sans se tromper tellement elle aimait y passer ses après-midi où elle n'avait pas cours. Bien-sûr, ce n'était qu'un vulgaire chêne au final, rien de plus. Mais pour la Jones, il représentait bien plus qu'un simple arbre.

Keira repéra l'arbre tant convoité à une dizaine de mètres d'elle et, comme celui-ci lui tournait le dos parce qu'elle était arrivée par derrière, elle se dépêcha de le rejoindre, faisant crisser quelques feuilles sous ses chaussure car l'automne arrivait à grand pas. Mais elle fut surprise de découvrir que " son " arbre chéri abritait déjà une personne. Comment une personne ne faisant pas partie de la famille Jones osait lui prendre sa place ? Keira n'en revenait pas. Sans même chercher à voir le visage de la personne assise dos à elle, elle commença à lui dire ce qu'elle pensait de ce comportement, du haut de ses onze ans. Mais Keira était quelqu'un de plutôt agressive & peu sociable en réalité :

<< Hum. Je ne sais pas qui tu es - et je ne veux pas le savoir d'ailleurs - mais je ne pense pas que tu fasses partie de la noble famille des Jones, je me trompe ? Pour cette raison-là, voudrais-tu bien lever ton popotin de MA place et le poser juste quelques mètres plus loin ? S'il te plaît ? Ce n'est pas contre toi, mais bon, je suis une Jones et toi tu n'en aie pas une, alors il n'y a pas besoin de réfléchir longtemps je trouve ! >>


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Sewell Cassiopée
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MessageSujet: Re: Le Parc   Mar 8 Oct - 22:05

La Cassiopée n’était pas parfaite. Elle le reconnaissait elle-même et elle admettait avec sagesse que la perfection n’était pas de ce monde et que si tel avait été le cas, on se serait ennuyé à mourir.  En règle générale, la lionne était plutôt patiente comme personne. Cela lui était particulièrement utile en cours face à des élèves parfois insolent. Cependant, cette patience fondait comme neige au Soleil quand on commettait l’erreur de taper dans un point particulièrement épineux de sa susceptibilité.  En effet, sa jeunesse pour ses postes et son aspect général portaient à confusion et il était arrivé plus d’une fois qu’on la confonde avec des élèves. Chose particulièrement irritante, notamment quand cela venait des étudiants et qu’en plus ceux-ci se permettaient de lui parler insolemment et de lui donner des leçons.

C’était visiblement ce que venait de faire la personne inconnue qui était arrivée derrière elle, mettant ainsi un terme à son humeur bucolique. Les adolescents, tous les mêmes.  Sur cette pensée, le professeur de Soins aux Créatures Magiques se retourna afin de jauger l’élève qui non seulement avait fait la bêtise de lui parler sur ce ton mais en plus celle de lui donner son nom. Cela épargnerait à la rouge-et-or un interrogatoire suivit d’une série de recherche afin de trouver de qui il s’agissait. Elle fut cependant surprise de voir que la jeune fille était aussi jeune. Elle s’attendait plus à une quelconque insolence d’une personne plus âgée. Comme quoi, la réputation n’attend pas le nombre d’années pour se faire. Se levant pour faire face à son interlocutrice qu’elle dominait de deux têtes, elle la toisa vertement avant de lui répondre peu amène :


- Dis donc jeune fille, j’en ai envoyé en retenue pour moins que ça! Tu dis ne pas vouloir connaître mon identité, je te l’accorde, mais je doute que ta mère soit ravie d’apprendre que sa fille chérie a été punie pour insolence envers une de ses collègues dès le mois de Septembre. Tu as beau avoir hérité de son orgueil, il va te falloir le modérer quand tu parles à tes aînés sinon tu vas au devant de gros ennuis. Et je te ferais remarquer que ces arbres sont à tout le monde et qu’il n’y a pas d’attribution particulière dans ce parc.

Sewell avait reconnu sans difficulté la fille de Sacha. D’abord parce qu’elle était dans la même maison que sa mère et que cette dernière en était particulièrement fière. Une Jones de plus dans l’école vous rendez-vous compte ! Bref tout le personnel voyait de qui il s’agissait depuis que la petite avait posé le pied dans le hall du château. Et évidemment telle mère, telle fille. Et l’orgueil légendaire de la Rubis avait suivi les lois de l’hérédité. Cependant, la lionne ne put s’empêcher de s’interroger sur le sort de l’autre Jones. Car oui, il était clair que les deux jeunes femmes étaient sœurs. Elles se ressemblaient trop physiquement pour que l’on ne puisse nier qu’il y avait un lien de famille quelconque entre elles. L’animagus se doutait que l’orgueil de la métamorphomage y avait été pour quelque chose dans cette histoire.


Mais elle balaya de son esprit ses pensées sur la famille Jones et reporta son attention sur la cadette de la dite famille. En tout cas il était clair qu’elle était fière d’appartenir à cette dernière. Vu avec quelle arrogance elle revendiquait un arbre, être n’appartenant à personne sinon à lui-même, la Gryffondor se demanda ce que cela donnerait le jour où la petite se trouverait un petit ami. Pauvre garçon. Ses réflexions ne lui avaient pris que quelques minutes, le temps de laisser à l’étudiante le temps de répondre et peut-être de sortir de sa stupeur. La réaction habituelle des élèves qui apprenaient son identité était généralement la surprise suivie d’excuses. Elle se doutait bien qu’avec la fille de sa collègue, ce serait une autre paire de manches.


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Feygan Noldorïm
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MessageSujet: Re: Le Parc   Mer 9 Oct - 22:40

Feygan venait de finir une journée de travail bien remplis. Entre l'entretien des créatures magiques, la leçon donnée aux élèves, et les corrections faites par rapport à cette dernière, le sorcier se sentait enfin libre d'évacuer un trop plein d'émotion qu'il s’efforçait de maintenir ranger dans le secret de son esprit. Aussi, le suppleant de SCM s'était mit en tête de trouver un coin tranquille dans le parc pour pratiquer l'activité qu'il aimait le plus, après s'occuper des créatures que la Cassiopée lui trouvait évidement.

Le rouge et or traversa ainsi le parc, remarquant quelques têtes connues au passages. Après quelques brefs salut, le Noldorïm atteignit un lieu propice a son désir. Il n'y avait pas de monde présent, c'était calme et reposant. En bref, le coin que recherchait le Gryffondor. Mais c'est alors qu'il se rendit compte qu'il lui manquait son instrument principal afin de s'adonner a son occupation favorite. Aussi le sorcier sortit sa baguette magique et la dirigea vers le château, ensuite il prononça a voix haute et distincte :

Accio Soul-Blade

Le sortilège d'attraction fit rapidement effet, et le sabre noir de Feygan, toujours dans son fourreau de jais, arriva rapidement à lui. Le sorcier, qui avait déjà usé de ce tour de passe passe dans les Hébrides, attrapa son arme au vol d'un geste sûre. Ensuite de quoi, il retira sa toge de sorcier pour ne garder qu'un fin T-shirt. On pouvait y voir épinglée une fibule, représentant un bouclier à 6 ailes gravé d'une baguette et d'une épée.

Feygan, une fois en tenue et son sabre au clair, utilisa sa capacité d'occlumens pour se vider alors l'esprit et ressentir en lui l’environnement qui l'entourait. Il adorait par dessus tout ces moments durant lesquelles sont corps obtenait une accuitée nouvelle. Chaque souffle de vent, chaque mouvement d'herbe... Il lui semblait que rien ne lui échappait dans se petit coin tranquille. Et lorsqu'il se sentit prêt, son sabre commença à se mouvoir au bout de son bras, comme l'extension naturelle de celui-ci. Par des mouvements fluides et souples, d'une lenteur calculée qui gagnèrent peu à peu en vitesse, jusqu'a ne plus être discernable par nul autre que l'occlumens.


La voie du sabre et la voie de la magie demandent toutes deux les même qualités : Discipline , Volonté et Sérénité.




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Keira F. Jones
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MessageSujet: Re: Le Parc   Jeu 10 Oct - 7:03

Keira fut surprise que la personne, qu'elle avait à la base prise pour une élève du château, soit en réalité un professeur de SCM, si la Ambre & Blanc avait bien mémorisé en début d'année. La blonde fut piqué dans son orgueil quand elle comprit qu'elle n'aurait aucun " pouvoir " sur cette adulte. Elle était quand même une Jones non ? A croire que je suis traitée exactement pareil que les élèves du Château ! Si cela continuait, la Jones allait être obligée de brandir en permanence un petit drapeau où serait écrit : " Je suis une Jones, ne me confondez pas avec les autres ! ". L'Equusienne, plutôt petite pour son âge, avait été doté - dès la naissance d'ailleurs - d'un vrai caractère de cochon et était, pour ainsi dire, une vraie tête de mule. Professeur ou pas professeur, il était hors de question que la fille de Sacha Rubis Jones se plie à leurs exigences ! N’était-ce pas à eux plutôt de se plier aux siennes ? Qu'y avait-t-il de si difficile à comprendre pour faire la différence entre une personne " normale " et une Jones ? Keira n'arrivait vraiment pas à comprendre quel était le problème.

Après s'être lancée dans des réflexions trop poussées pour son petit cerveau, elle décida de répondre à son professeur ; la colle promise par celle-ci n'ayant visiblement aucun effet sur elle. Sa mère arriverait bien à la sortir de là, au pire. Du moins, elle l'espérait. Elle se tourna vers le professeur, qui était en pleine réflexion également, et s'empressa de dire ce qu'elle pensait de tout cela, mais sur un ton plus correct :

<< Professeur, comment osez-vous vous adresser à moi comme à une vulgaire élève de Première Année du château ? Avez-vous bien compris qui j'étais ? Souhaitez-vous que je vous retrace toute ma généalogie pour vous aider à mieux comprendre ? Attendez, je vous montre ça de suite ! J'ai toujours une trace de ma lignée dans mon sac, au cas où *W* >>

Keira se pencha et se mit à fouiller dans son sac, à la recherche de ses précieux documents dont elle ne se séparait jamais. Ah, les voilà ! La blondinette sortit alors tout une pile de documents classés soigneusement, et les fourra dans les bras de la Professeur. Quelques minutes plus tard, Keira parlait gaiement de sa lignée et de toute sa famille :

<< Là, vous avez mon arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère ! Elle était incroyable ! Vous savez que le mot " Jones " est le premier mot qu'elle a su écrire ? Et regardez son visage ! N'était-elle pas magnifique ? Regardez de plus près Professeur, n'hésitez pas ! Par contre, ne touchez pas, vous allez salir o.o >>


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Alice Jenkins
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MessageSujet: Re: Le Parc   Ven 11 Oct - 3:32

Alice aimait sa forme animagus. Elle l'aimait parce qu'elle se sentait libre de ses mouvements, en phase avec la terre et plus généralement avec la nature, parce qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait et même manger un mouton si ça lui chantait ! Bon en fait la jeune femme avait testé un lapereau un jour, mais en redevenant humaine, les choses ne s'étaient pas très bien passées et elle avait fait un séjour d'une semaine à Saint Mangouste, sous sa forme louve d'abord, puis humaine. Après cela, Alice avait appris que manger des animaux crus, non dépecés et non désossés, c'était mal. Et ça fait très mal aussi.

Aujourd'hui, elle avait du donner un cours d'astronomie en pleine journée, ce qui ne l'avait pas rendue de très bonne humeur, voilà pourquoi la professeure se baladait sous sa forme animagus en plein milieu du parc. La plupart des gens du personnel étaient au courant que s'ils croisaient une louve au pelage noir et aux yeux bleus, c'était Alice, mais les élèves eux... Certains étaient parfois assez effrayés. La jeune femme voulait trouver un endroit au calme mais... C'était un peu raté, il y avait des élèves partout. Avec sa vue perçante, elle aperçut quelqu'un qui lui, avait déniché un coin tranquille, mais il faisait des mouvements étranges. On aurait dit qu'il chassait les mouches... Mais en se rapprochant un peu, ses yeux de louve distinguèrent une lame. Donc il s'entraînait au sabre, car c'était sans aucun doute un sabre. Oh ce devait être Feygan alors.

La jeune femme-louve courut dans sa direction de sa démarche légère (plus légère que sous sa forme humaine en tout cas) et attendit qu'il ait fini son petit tour en s'asseyant pour l'observer. Sa technique orientale était bien différente de celle que pratiquait la Jenkins, qui avait été élevée aux arts occidentaux. Que ce soit pour la musique, l'épée ou l'équitation, elle avait été élevée selon les souhaits de son père, qui forgeait des objets magiques ou des objets médiévaux pour les moldus, avant de devenir consultant au Magenmagot. Lorsque Feygan eut fini, Alice redevint femme, enveloppée dans sa robe victorienne bleue et sa cape violette. Le temps s'était pas mal rafraîchi et même si elle supportait bien le froid, la jeune femme se couvrait pour ne pas attraper froid.


- On se bat contre un ennemi imaginaire sieur Noldorïm ? En même temps, ta lame ne risque pas de s'émousser comme ça !

Peut-être que les autres professeurs se vouvoyaient mais Alice était familière avec les gens, elle tutoyait beaucoup de monde. et tant pis si ça gênait, elle était comme ça ! Elle croisa les bras sur sa poitrine et sourit doucement en attendant la réponse de Feygan.
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Sewell Cassiopée
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MessageSujet: Re: Le Parc   Sam 12 Oct - 3:37

La lionne s'attendait à quelque chose de spécial venant de cette élève et son instinct ne l'avait pas trompée. En effet, après avoir eu une réponse presque aussi insolente que la tirade précédente, elle se retrouva en un coup avec une pile de paperasse dans les bras. La jeune fille semblait particulièrement joyeuse de l'instruire sur toute la famille Jones et de lui prouver à quel point lui était supérieure. La rouge-et-or leva les yeux au ciel alors que la ambre-et-blanc lui agitait sous le nez le portrait d'une aïeule quelconque ayant été particulièrement précoce. Il va falloir lui expliquer. La directrice de maison redonna ses papiers à l'élève.

- Jeune fille, serais-tu la descendante de Merlin en personne cela ne te dispenserait pas de retenue et ne t'octroierais pas un privilège particulier parmi les élèves de ce château. Même Harry Potter ou les enfants des premiers ministres n'en ont jamais eu. Et je doute que ta mère puisse faire quelque chose contre cela étant donné que cette sanction est parfaitement justifiée.

Sewell savait qu'elle était dure mais elle préférait remettre les pendules à l'heure. Si la jeune fille continuait de cette façon, il y avait de fortes chances qu'elle soit mal vue de ses camarades et que cela ne lui rende pas la vie agréable. La Cassiopée comprenait cependant l'attachement de l'étudiante envers sa famille. Elle-même y consacrait une place importante dans son coeur. Un fin sourire naissait sur son visage, elle lui devait bien ça:

- Certes la famille est très importante et ton ancêtre à sans doute fait des choses bien mais ce n'est pas pour elle que tu dois vivre ta vie. Il n'y a que toi qui puisse décider des couleurs que tu lui donnes. Peut importe d'où tu viens, l'important ce sont les actes que tu poses pour ton futur. Prenons un exemple que tu connais bien, ta chère mère. Elle doit sa grande réussite à son travail et aux efforts qu'elle a mis en place. Pas à ton arrière-arrière-arrière-arrière grand-mère. Ni même à votre famille. C'est elle seule qui a tout fait.

La brune jouait à un jeu dangereux en présentant sous ce jour Sacha. Mais elle lui reconnaissait également la qualité de ne pas s'être cachée derrière les autres. Le professeur de Soins aux Créatures Magiques avait assez côtoyé sa collègue pour savoir cela. Bref de toute façon elle verrait bien. Elle ne voulait pas s'imposer en moralisatrice mais bon il valait mieux mettre l'adolescente en garde dès septembre de sa première année plutôt que d'attendre qu'elle se prenne une claque.

Une partie d'elle-même ne pouvait s'empêcher de veiller sur les élèves. Durant sa jeunesse, elle avait vu trop de gens bouffis de suffisance s'effondrer à cause de personnes plus fortes. Elle n'avait pas envie de revoir cela en tant qu'adulte responsable. Elle ne put s'empêcher d'ajouter ce dernier conseil à l'intention de la Jones au risque de la vexer.


- Je te conseille donc de suivre l'exemple de ta chère mère, même si je me doute que tu en as déjà l'intention. Cependant, fais le à votre façon car même si tu viens d'elle, tu nes pas elle.

Terminant son discours, elle se rassit au pied du chêne et sorti sa baguette. Elle fit un petit geste vers le château et attendit calmement la réaction de la blonde. Laissant le temps à cette dernière de méditer ses paroles, l'adulte leva les bras pour réceptionner le paquet de chocogrenouilles et la bouteille de jus de framboises qui venait d'arriver. Elle commençait à avoir une petite fringale.


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